Date de Tokyo : 25 Mai 2017 (21:32)
Japan Addiction Music

Review de ONE OK ROCK – JINSEI X BOKU =

Review de ONE OK ROCK – JINSEI X BOKU =
Note générale
4

Production

Qualité des musiciens

Originalité

Composition

Intérêt

ONE OK ROCK, probablement un des groupes les plus intéressants de la scène J-Rock actuelle, revient avec un très attendu nouvel album ! Nos attentes étaient particulièrement hautes pour ce nouvel opus, qu’en est-il finalement ?

Piste par Piste

L’album débute par Introduction – Where idiot should go. En fonction de votre exigence en terme de réalisme musical, votre ressenti peut différer de mon opinion. En ce qui me concerne, je ne comprend toujours pas pourquoi en 2013, des groupes du niveau de ONE OK ROCK continuent à utiliser des versions plastiques d’orchestres symphoniques venant d’un synthé d’un autre âge alors que d’excellents VST sont disponibles sur le marché. Si l’intro est intéressante du point de vue composition, l’exécution rend l’ensemble ridicule et plus que passable… Dommage !

Heureusement, on oublie rapidement cet mauvais départ avec Ending Story. Morceau énergique typique de ONE OK ROCK et ça fait plaisir de retrouver la voix de Taka sur le refrain accrocheur et efficace ! Mention spéciale au break avec son riff puissant et son infra-basse qui dépoussière les tympans ! Cela restera le meilleur riff de l’album !

On continue dans le rock avec ONION, rock classique à la sauce ONE OK ROCK. La recette du groupe pour envoyer du bois fonctionne toujours et même si l’innovation ne se fera pas sur cette chanson, celle-ci est d’un très bon niveau !

Plus besoin de présenter The Beginning, énorme succès du groupe et excellente chanson de surcroît avec probablement l’un des refrains les plus réussis de l’album !

Avec Clock Strikes, on se retrouve face à une chanson formatée pour le live. Un couplet rapide et énergique, un refrain simple mais accrocheur et fédérateur et un break sur lequel on imagine déjà tout un stade reprendre en coeur avec Taka les Woooo Hoooo placés sur une progression simple mais efficace.

On calme le tout avec BE THE LIGHT, première ballade de l’album avec pour thème les catastrophes naturelles. Si l’ensemble est assez simple, la chanson reste cependant une des meilleures ballades du groupe.

Nothing Helps… à mon sens la chanson rock la moins inspirée de l’album. Elle ne m’avait déjà pas laissé un souvenir impérissable lors de la sortie du double single Deeper Deeper / Nothing Helps, mais alors là, au milieu d’un album, c’est encore pire. La chanson n’est pas mauvaise, loin de là, mais elle aurait d’avantage sa place en piste numéro 2 d’un single.

On repart de plus belle avec Juvenile et son introduction agressive et un très gros son. La ligne de basse sur le couplet est intéressante, ainsi que l’utilisation de sample électro. Le break est excellent et on retrouve la voix agressive de Taka que j’affectionne particulièrement !

All Mine est la ballade piano de l’album. Si la progression basé sur 4 accords si chère au groupe est de retour, celle-ci à le mérite d’être intéressante. L’entrée des violons (toujours un peu plastiques mais bon…) apporte une certaine atmosphère à la chanson. Une bien jolie ballade, on regrettera juste des paroles un peu trop « fleur bleue » et moins inspirées qu’à l’accoutumée.

Avec Smiling down, on retrouve le mélange couplet calme, refrain explosif souvent utilisé par le groupe. La progression est à nouveau intéressante, l’ensemble est bien construit et on a même droit à un solo de guitare, pas forcément très inspiré ceci dit…

Deeper Deeper était déjà un énorme coup de coeur lors de sa sortie en single. Et mon impression se confirme, elle sort véritablement du lot sur l’album. Entre sa rythmique intéressante, son break agressif et les cris de Taka, c’est véritablement dans cette direction là que j’aimerais voir continuer le groupe.

69 est un peu l’ovni de l’album. Et pas dans un sens péjoratif ! La construction de la chanson est surprenante avec ses couplets parlés/rappés et son refrain à la structure rythmique inhabituelle pour le groupe. A nouveau, le break instrumental apporte de l’énergie à l’ensemble et le dernier refrain est amené par un très bon solo de guitare. On sent que les musiciens ont voulu se faire plaisir sur cette piste !

L’album se termine comme il avait commencé… sur une note décevante ! The Same As et sa construction typique One Ok Rock déçoit d’autant plus dans son manque d’originalité qu’il s’agit de la conclusion de l’album. Il faut dire que ce n’est pas non plus évident de succéder à 69 ! Dommage…

Conclusion

JINSEI X BOKU = est un très bon album du groupe. La production est excellente,  il n’y a pas à chipoter, c’est du lourd et elle sait envoyer du bois quand il le faut et se montrer chaleureuse lors des ballades. De l’excellent travail.

La technique des musiciens est elle aussi irréprochable et la voix de Taka est, comme d’habitude, parfaite que ce soit lors des ballades ou lors des passages plus agressifs du groupe.

Dans l’ensemble, l’album est bien plus varié que les précédents. Plus calme aussi. Cela peut-être une bonne chose, comme une mauvaise chose si vous êtes allergiques aux ballades du groupe.

A mon sens, il ne s’agit pas de leur meilleur album, mais ONE OK ROCK a su s’entourer de beaucoup de beau monde et semble bien parti pour réussir hors des frontières du Japon avec un style musical qui tend vers l’international, ce qui est loin d’être une mauvaise chose. Si la formule magique fonctionne toujours, on se demande néanmoins si le futur n’est pas à chercher dans les pistes 69 et Deeper Deeper, proposant une structure moins conventionnelle que d’habitude.

En d’autres termes, foncez vous le procurer, vous ne serez pas déçu !

A écouter absolument :

  • Ending Story
  • Deeper Deeper
  • 69

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A propos de l'auteur

Passionné par la culture japonaise depuis son plus jeune âge, Marc Tunguz est le fondateur de Japan Addiction Network, un ensemble de sites destinés à promouvoir la culture japonaise dans les pays francophones.