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Japan Addiction Music

Review de coldrain – Until The End

Charlie Nguyen Van Phuc 28 juin 2014 , Commentaires fermés sur Review de coldrain – Until The End
Review de coldrain – Until The End
Note générale
4

Production

Qualité des musiciens

Originalité

Composition

Intérêt

coldrain a sorti le 18 juin un mini-album intitulé Until The End (c.f la news sur le sujet). En tant que fan du groupe, je n’ai bizarrement pas vu arriver ce mini-album, j’ai donc été agréablement surpris d’apprendre sa sortie.

Connaissant le groupe depuis quelques années, j’ai pu suivre l’évolution de coldrain depuis le mini-album Nothing Lasts Forever.

Until The End reste clairement dans la lignée de The Revelation, par ses riffs lourds et presque Metalcore, pourtant le groupe sait toujours rester mélodique, et le côté « Pop » est toujours présent. On a donc toujours le coldrain de The Revelation : un son un peu plus « dur » que sur les albums précédents (amorcé par Through Clarity), et un groupe dynamique avec des riffs et des refrains entraînants, taillés pour le live.

Piste par Piste

L’album commence par Aware And Awake. Tout d’abord une ligne de chant très Pop, puis tout d’un coup un raz-de-marée : le riff efficace par excellence, qui vous donne envie de sauter partout, et qui va sûrement vous rester dans la tête. Tout comme le refrain, que vous chanterez sûrement sous la douche. On a quand même droit à mini-breakdown Metalcore au milieu du morceau. Tout cela appuie le côté légèrement plus sombre des mélodies, présent depuis The Revelation. Le solo de Y.K.C est tout de même un peu fade par rapport à d’autres morceaux (je pense à ceux de Time Bomb ou de Six Feet Under), mais cela reste très correct. La chanson finit quand même un petit peu sèchement à mon goût.

Sur Evolve, on est carrément sur du Metalcore :  riffs, son des guitares, voix de Masato, il est vrai que si on compare à Final Destination (l’album), c’est beaucoup plus énervé. Evolve est sûrement une des chansons les plus lourdes avec The Revelation et No Escape. Le refrain et l’interlude sont cependant là pour nous rappeler que c’est bien coldrain qui est aux commandes. La chanson est efficace : on imagine facilement la foule se lâcher lors d’un concert. Elle reste toutefois assez classique.

You Lie doit être la n-ième chanson de coldrain qui parle de mensonges, personnellement ça me fait rire de voir la récurrence de ce thème. Je suppose que certains sont plus inspirants que d’autres. Concernant la musique en elle-même, c’est un peu plus calme que sur la présente, ce qui ne l’empêche pas d’être tout aussi efficace : vous allez vous souvenir du refrain très facilement. La voix de Masato brille particulièrement ici. C’est globalement un très bon morceau, sans point faible particulier.

Sûrement ma préférée de ce mini-album : Fade Away combine à mon sens tous les points positifs des chansons précédentes. Un riff d’intro très lourd et efficace, suivi d’un couplet plus calme appuyé par la basse et la guitare claire, puis qui se durcit progressivement jusqu’à atteindre le refrain. Je crois que c’est celui qui reste le plus dans la tête. On a également droit au breakdown de Metalcore qui va vous faire remuer la tête sans que vous ne le remarquiez. La chanson est dynamique et énergique, lourde mais pas trop, Pop, mais pas trop. Globalement la plus équilibrée de l’album.

En ce qui concerne March On, je dois avouer qu’elle apporte beaucoup de fraîcheur à ce mini-album: le riff principal est un peu plus original au niveau des textures et du rythme. Elle me rappelle légèrement les chansons de The Enemy Inside. Si on chipotait, on pourrait reprocher au morceau d’alterner trop facilement entre passage très calmes et très énervés, du coup on ne sait plus si on peut sauter partout ou non (surtout quand arrive et finit le breakdown). Bien entendu c’est vraiment parce que j’essaie de trouver un défaut au morceau.

House Of Cards va à contre-courant des cinq morceaux précédents : c’est un morceau très calme, appuyé par des nappes de synthé, des notes de piano fuyantes, des lignes de guitares claires et la voix de Masato qui brille par la sensibilité qu’il injecte au morceau.

Conclusion

Until The End est vraiment très bon, et on sent que coldrain arrive à maturité : les compositions sont plus élaborées (je pense notamment au différentes textures de synthé qui sont discrètes sur tous les morceaux, mais apportent de l’épaisseur au son), et au niveau de la couleur globale des morceau, qui est un peu plus sombre, sans jamais faire dans le noir. Le seul reproche qu’on pourrait faire, c’est que les éléments originaux se font assez rare, globalement le groupe utilise à peu près la même recette que sur l’album précédent. À titre personnel, je trouve Until The End très proche de The Revelation, mais en aucun cas redondant.
Au niveau de la production (qui est je crois est toujours orchestrée par le producteur renommé David Bendeth, qui travaille avec le groupe depuis Through Clarity), elle est toujours aussi carrée : le son de l’album est propre et moderne, mais ne manque pas de chaleur quand il le faut (sur House Of Cards notamment).
Enfin, la maîtrise des musiciens se ressent sur cet album : Masato a énormément progressé depuis Final Destination, et Y.K.C (Guitare Lead), Sugi (Guitare Rythmique), RxYxO (Basse) et Katsuma (Batterie) font chacun ressentir leur présence de manière positive. On sent une réelle alchimie entre eux.

C’est donc un incontournable pour tout fan de coldrain, mais également pour tout fan de J-Rock qui voudrait quelque chose de plus bourrin, et tout fan de Metal qui voudrait quelque chose de plus mélodique.

 

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A propos de l'auteur

Amoureux de la culture et de la musique japonaise, Charlie, lui-même musicien, s'intéresse particulièrement au Métal japonais et à tout ce qui concerne la musique doujin Touhou. Il officie en tant que rédacteur pour Japan Addiction.

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