Date de Tokyo : 28 Juin 2017 (16:18)
Japan Addiction Music

Le péché originel d’ADAMS

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Voici quelques mois que l’on entend parler du groupe ADAMS. Le duo a réussi sa percée sur les réseaux sociaux, grâce notamment à des photos et vidéos d’une esthétique indéniable, qui viennent mettre en valeur les titres tantôt rock, tantôt électro, des deux acolytes. Adam et Shota – ce sont leurs noms – misent sur une image provocante, mêlant homosexualité et visual kei, le tout relié par un concept de nouvelle Genèse, d’où Ève est absente, pour laisser place à la dualité d’ADAM et ADAM. En un seul mot, une vision d’un péché originel «NEOSEXUAL». Rencontre avec Shota, guitariste et producteur du groupe ADAMS, et Adam, chanteur et visage phare du groupe.

D’où vous est venue cette idée de travailler sur un sujet religieux comme la Genèse, qui plus est sous l’angle de l’homosexualité ?

Shota – D’un point de vue très terre à terre d’abord, je voulais faire quelque chose de provoquant, pour élargir au maximum nos perspectives. Je suis intéressé par deux scènes en particulier, qui sont bouillonnantes et très actives tant au Japon qu’ailleurs : le visual kei et la scène « yaoi/boys love ». Ensuite, pour moi, le visual kei, du moins à sa très grande époque, représente le paroxysme du beau. Lorsqu’on pense aux anciens groupes de visual kei, à Luna Sea ou Kuroyume par exemple, on est au-delà du business musical, on voit une vraie recherche esthétique, j’aime ça. Quant au côté « Boys Love », il vient simplement de ma rencontre avec ADAM. C’est un excellent chanteur, qui en plus est très beau et attirant. Mais être beau et talentueux, ce n’est pas suffisant. D’où le fait que j’ai créé le concept «NEOSEXUAL» et cette nouvelle genèse, pour offrir de la valeur ajoutée à notre duo. Et personnellement j’aime le côté provoquant de notre performance scénique, ou à travers nos clips. Tout ça, c’est ADAMS

Il y a un message derrière tout ça ?

Oui, et le message et simple. C’est un message d’amour universel. NEOSEXUAL, qui est le nom de notre album, désigne un nouveau genre, qui va au-delà des clivages masculin-féminin, homo-hétéro. Seuls les sentiments comptent. ADAMS n’est pas un groupe qui parle d’homosexualité, mais d’amour, au sens général. L’amour est le même, s’il est donné et partagé, non ? C’est ça que nous voulons faire passer. Nos chansons sont des chansons d’amour. Si vous les écoutez sans regarder les clips, elles peuvent être adressées à n’importe qui. Je parle d’un « nouveau genre », mais c’est aussi ce que je cherche à travers ma musique (Shota est le compositeur et parolier du groupe, ndlr). C’est un mix de pop, de rock, d’électro et de visual kei.

Comment naissent les chansons d’ADAMS ?

La première étape, je la vis seul avec ma guitare. Je crée le son de la chanson, complètement, en imaginant déjà la voix d’Adam dessus. J’ajoute les mélodies, intégralement. Et puis seulement, je crée les paroles, en fonction de la sonorité des mots, de la manière dont ils collent à la musique. Je crée l’histoire de la chanson en dernier. Puis Adam vient poser sa voix.

Quelles sont vos influences musicales ?

Shota : Comme je le disais, le visual kei des années 90, pour la recherche esthétique, tant au niveau du look et de la musique, mais j’écoute aussi beaucoup de punk des années 70, comme les Sex Pistols, Siouxsie and the Banshees, et des tas d’autres choses… Par contre je ne me retrouve pas dans le visual kei actuel, qui est selon moi assez uniformisé.

ADAM : J’écoute principalement des artistes japonais pour ma part, comme HYDE, Gackt. Je suis très attaché à cette scène.

On vous a rapidement vu en Europe, avec une mini-tournée au début de l’été 2013, et des collaborations déjà multiples avec les promoteurs européens. Quelques infos ont d’ores et déjà filtré quant à un retour en 2014. Pourquoi avoir décidé d’axer une grosse partie de votre travail sur l’Europe ?

Nous aimons le public européen parce qu’il a tout de suite été direct avec nous. Les fans européens sont clairs. Ils aiment ce qu’on fait, ou pas, mais manifestent une vraie sincérité. Ils nous donnent énormément, donc nous leur devons quelque chose. Au Japon,vous savez, c’est la notoriété d’un artiste qui va faire qu’on l’aime ou pas… Il y a un mouvement de foule. En Europe, je ressens les choses différemment. On t’aime honnêtement. C’est pour ça que nous voulons allez au maximum à la rencontre des fans européens.

Avez-vous déjà songé à chanter dans d’autres langues ?

Nous y pensons. Nous allons interpréter des chansons en anglais pour nous ouvrir à un public plus large. Je crois qu’on peut le faire, non ? Nous sommes les premiers hommes de la Création, tout est possible ! (Rires)

Peut-on en savoir un peu plus sur vos projets futurs ?

Pas tout, mais une partie, oui! Notre prochain single est prévu en novembre 2013, et notre tournée européenne de 2014 est en cours de préparation. Et très prochainement, nous ouvrirons une boutique en ligne et un site spécifique à destination des fans européens.

Propos recueillis par Aurélie Vdc. pour Japan Addiction Music

 

Infos:

www.adamshota.com
Booking/presse : www.ramen-events.com

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A propos de l'auteur

Passionné par la culture japonaise depuis son plus jeune âge, Marc Tunguz est le fondateur de Japan Addiction Network, un ensemble de sites destinés à promouvoir la culture japonaise dans les pays francophones.