Date de Tokyo : 23 Juin 2017 (17:33)
Japan Addiction Music

INTERVIEW: Mikaru G.L.A.M.S.

INTERVIEW: Mikaru G.L.A.M.S.

Le 12 juillet, Mikaru, le charismatique chanteur de G.L.A.M.S., revenait en Belgique lors d’une date de la tournée  « GLAMNIGHT TOUR ». C’est accompagné du guitariste Yudai, du bassiste Tetsuto et de Syu qui, habituellement DJ, revêtait avec plaisir sa tenue de batteur pour cette date.

Glams-liège2Mikaru, certain vous connaisse comme le chanteur de DIO, d’autre, comme le chanteur de Black Line. Vous voilà de retour avec votre projet G.L.A.M.S Pour ceux qui ne connaissent pas, pourriez-vous présenter ce projet ?
Je me suis dévoué à la musique, puis à mes projets artistiques mais… puisque nous n’avions que trop peu de chansons, en plus des chansons de GLAMS je voulais continuer à aller de l’avant en en créant de nouvelles.

Avec G.L.A.M.S, vous touchez un peu à tout. Comment définiriez-vous votre projet artistique ?
A vrai dire, je crois que je ne sais pas très bien moi-même (rires). Je me laissais guider par mon enthousiasme et ma passion et je pensais que si je ne le faisais pas, je ne me le pardonnerais jamais. Et ce que je vais faire avec GLAMS, ce que nous allons devenir…je suis moi-même impatient de le découvrir.

Comment passe-t-on de la musique à la peinture ?
Bien que je sois celui qui s’occupait du design des jaquettes des CDs de Black Line, j’avais envie de repartir de zéro pour créer quelque chose de nouveau, donc j’ai commencé à peindre et c’était vraiment très intéressant, je n’arrêtais pas de me dire « c’est génial ! » et j’ai continué à peindre régulièrement. La musique d’autre part, était déjà un moyen de m’exprimer, et c’était surement le meilleur. Pour ce qui est des bijoux…je veux faire des accessoires que les filles trouveront jolis ou mignons ! (rires)

Quelle partie de votre travail aimez-vous le plus ?
La chose que j’aime le plus… ? Je passe tout mon temps à peindre, à créer des bijoux ou à faire de la musique chez moi, alors évidemment la chose que je préfère par-dessus tout c’est monter sur scène pour chanter. C’est à ce moment-là que je me sens vraiment vivant. La scène est l’endroit où je vis !

Comment voudriez-vous voir le projet évoluer dans le futur ?
En réalité, je me concentre sur le moment présent et il n’y a que les choses concernant cette année qui soient vraiment décidées. Nous avons commencé l’enregistrement de notre nouveau CD. Si nous réussissons à le sortir, j’aimerais continuer à peindre, à fabriquer des bijoux…mais je ne peux absolument pas prédire ce que je ferais l’an prochain. Cependant, je veux continuer jusqu’à ce que je meure.Glams-liège

Beaucoup de jeunes voudraient se lancer dans une activité artistique mais n’ose pas se lancer dans l’aventure. Auriez-vous un ou des conseils pour eux ?

J’ai toujours pensé que s’il y a une chose que vous voulez à tout prix réaliser, il est important de tout mettre en œuvre pour y arriver. Par exemple, je veux peindre mais pour ça il me faut de la peinture et des pinceaux mais je n’ai pas d’argent. Et bien pour cela je ne dors pas, je ne mange pas, et je fais tout pour gagner un maximum d’argent, j’en fais mon objectif numéro u
n. Quitte à presque en mourir, quand on a de l’argent on peut tout faire ! (rires) Il faut se demander quelle est la chose la plus importante pour soi.

Depuis que vous faites des tournées en Europe, vous évoluez, votre publique aussi. L’accueil que celui-ci vous fait est-il toujours le même qu’au début ?
La folie du public ne change pas. (rires) Contrairement en Europe, au Japon, on ne peut pas ressentir cette folie…et je pense que je ne suis pas le seul à penser cela, les autres artistes visual kei également. Le fait que les gens se mettent à crier dès que la musique se lance, en tant que musicien ça nous rend toujours extrêmement heureux. On ressent la tension…à choisir, je pense que c’est plus amusant de faire des concerts ici.

Entre les fans « d’avant » et ceux d’aujourd’hui, y-a-t ‘il une réelle différence ?
Dans mon cas, il y a des gens qui me connaissent depuis Dio, ou Black Line, des gens qui viennent à mes concerts depuis longtemps et d’autres qui viennent pour la première fois…alors entre avant et maintenant…est-ce que ça a vraiment changé? Je n’en sais rien (rires). Pour moi, les concerts sont toujours géniaux et l’Europe c’est le meilleur endroit pour jouer.

Et pour finir, avez-vous un message pour vos fans ?
Tout d’abord…merci d’avoir lu jusqu’ici ! Ensuite, merci aux gens qui me suivent depuis le début ainsi que ceux qui me découvrent aujourd’hui, de m’encourager comme vous le faites. Enfin, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à ma mort je veux faire encore énormément de choses. Je vais aussi faire de mon mieux pour trouver des choses qui continueront à vous surprendre : merci beaucoup ! « Je t’aime everybody ! » (ndlt : en français et anglais dans le texte)

 Interview: Louise
Traduction: Amélie Wojtasiak

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A propos de l'auteur

C'est avec le Visual-Kei que la passion du Japon est née pour Louise. Depuis une dizaine d'années, son univers se nourrit de cette culture et ce, par bien des aspects.