Date de Tokyo : 24 Juin 2017 (19:36)
Japan Addiction Music

Concert de Satsuki à la Boule Noire

Concert de Satsuki à la Boule Noire

Le jour de la Fête de la Musique 2013, Satsuki donnait avec son (nouveau) groupe un concert à la Boule Noire. Retour sur leur performance.

Seule une cinquantaine de personnes étaient présentes pour assister au spectacle, qui ne semblait pas avoir attiré les foules. Le concert commença sans tarder à l’heure prévue. L’introduction musicale plongea directement le public dans le vif du sujet, en proposant une ambiance onirique et mélancolique.

Le groupe de session était composé de quatre membres : Aki à la batterie, Seiya à la basse et aux chœurs, SANA à la guitare et enfin l’ex-chanteur de Rentrer en Soi, Satsuki.

Le concert fut étonnamment court et dura une heure tout au plus, rappel compris. La musique de Satsuki s’inspire d’influences variées qui ne permettent pas de définir clairement les frontières de son univers. Celle-ci puise notamment dans les registres classiques du Visual-kei (musique lyrique et/ou mélancolique), parfois mêlés à un rock se voulant légèrement plus agressif et souvent accompagnés de sonorités électroniques. Satsuki put ainsi alterner des chansons dynamiques avec des ballades et autres titres plus lents, et contrôler astucieusement le tempo du concert.

Malgré ce dernier avantage, le quatuor ne brillait pas par sa capacité d’exécution. Aki bénéficiait d’une précision correcte à la batterie mais son jeu ne dégageait pas de puissance particulière. Seiya donna à entendre un jeu direct et peu varié. Sa voix ne portait pas assez pour réaliser avec succès les chœurs accompagnant Satsuki. SANA affichait une gestuelle surfaite et maniérée. Il assura les quelques rythmiques et mélodies qui lui étaient confiées même si son instrument était à certains moments inaudible.

Satsuki usa de sa belle voix claire qui s’associait agréablement avec ses chansons, surtout les plus douces d’entre elles. Il tenta de rendre son jeu de scène enthousiaste et vivant, gratifia l’auditoire d’une ou deux chorégraphies ainsi que de quelques pas de danse bien placés. Le chanteur semblait pourtant las et ne parvenait pas à donner une impression de spontanéité et d’envie, comme si celui-ci se contentait d’offrir le minimum syndical sans chercher à repousser les limites de sa prestation.

En conclusion, Satsuki et ses musiciens de session offrirent une performance correcte mais on reste sur sa faim. Dernier détail troublant : le dernier interlude du set régulier ressemblait de manière fort étrange, pour ne pas dire plus, au titre « Session » de Linkin Park. Le style musical assez stéréotypé de Satsuki manque ainsi d’originalité et d’une certaine fraîcheur, qui lorsqu’elles font défaut, empêchent un artiste de se détacher du lot.

 

Vous aimez cet article ? Partagez-le !

A propos de l'auteur

Panda solitaire de son état, Maxime s'intéresse à la culture japonaise depuis son adolescence. Mélomane averti, il couvre les divers évènements musicaux ayant lieu à Paris en tant que reporter J-Music pour Japan Addiction.